
Patrimoine maritime
Locquémeau, port sardinier de Bretagne nord
Avant d’être un bateau associatif, Barr Awel est le témoin d’une histoire : celle des flambarts, de la pêche à la sardine, des marins, des conserveries et du port de Locquémeau.
Comprendre en 2 minutes
Une mémoire maritime vivante
Locquémeau fut l’un des grands ports sardiniers de Bretagne nord.
Les flambarts étaient adaptés aux pêches saisonnières : maquereau, chalut et sardine.
Barr Awel a été reconstruit pour faire vivre cette mémoire locale.
Le Flambart de Locquémeau prolonge cette histoire par la navigation, l’entretien et la fête.
Les bateaux
Les flambarts de Locquémeau
Le terme flambart est probablement d’origine normande. Il désigne un bateau de petit tonnage gréé de deux mâts, portant des voiles au tiers : une misaine et un taille-vent bômé, ainsi qu’un foc sur bout-dehors.
Les flambarts de Locquémeau possédaient un tirant d’eau important, des fonds assez plats, une étrave étroite et portaient à l’étrave une belle moustache blanche. Ces bateaux ont profondément marqué l’image et la mémoire du port.


La pêche
Une flottille polyvalente
La plupart des flambarts de Locquémeau étaient polyvalents. Ils pratiquaient en alternance saisonnière la pêche au maquereau, la pêche au chalut et la pêche à la sardine.
La pêche à la sardine était spécifique au port de Locquémeau, seul port sardinier des côtes nord de Bretagne. La flottille a compté jusqu’à une cinquantaine de bateaux environ.
Ajouter ici, si possible, une carte ancienne du port, des noms de bateaux, des documents sur les immatriculations ou un court témoignage familial.
La sardine
La pêche à la sardine
De la fin du XIXe siècle au début des années 1950, la pêche à la sardine fut l’une des principales activités du port. Saisonnière, elle commençait généralement à la fin du mois de juin, lorsque les sardines apparaissaient en baie de Lannion, et se prolongeait jusqu’au début du mois de novembre.
Les sardines étaient pêchées au filet droit, une nappe rectangulaire de coton très fin, longue d’environ quarante mètres. Teinté au sulfate de cuivre, ce “filet bleu” était protégé de la pourriture et devenait peu visible sous l’eau.
Contribuer à la mémoire locale
Vous possédez une photo, un souvenir, un document ou un témoignage lié aux flambarts, au port ou à la pêche sardinière à Locquémeau ? L’association peut contribuer à les valoriser et à les transmettre.
